Le syndrome de l'imposteur

Victime de son succès? Oui c'est aussi cela le syndrome de l'imposteur.

 

Explications :

 

Ceux qui ressentent le syndrome de l'imposteur ont l'impression de ne pas être à leur place dans leur travail. Ils pensent qu'un jour quelqu'un va découvrir leur incompétence. Ce ressenti peut se faire jour notamment quand on encadre des gens qui ont fait plus d'études que soi. On se demande alors si la place que l'on occupe est vraiment justifiée et méritable.

Ainsi on pense à tort ne pas mériter les succès que l'on obtient et les compliments que l'on reçoit. On attribue systématiquement ses succès au hasard, à la chance, aux circonstances et à la bienveillance des autres. De ce fait, on ne peut profiter pleinement des ses réussites. Il est quasi impensable de se dire que l'on peut être à même de réussir ce que l'on entreprend. On doute tellement de soi que l'on pense en fait qu'il s'agit d'une erreur et que l'on a usurpé la place que l'on occupe.

On oublie sa réelle compétence, son expérience et parfois ses facilités. On pense aussi que comme on n'a pas le diplôme requis, que d'autres ont, cela fait de soi un véritable incapable.

 

Mais un diplôme suffit-il à donner des certitudes sur ses compétences?

En réalité, non, il assure simplement que ces personnes ont passé des examens qui démontrent qu'elles ont certaines compétences.

Mais pour faire un bon professionnel, il faut aussi autre chose, que le diplôme ne mesure pas toujours, selon le métier choisit.

Ce peut être par exemple les facilités que chacun peut avoir dans un domaine qu'il affectionne particulièrement, la chaleur humaine, le don d'écoute, la capacité à créer des contacts sociaux, la capacité à communiquer, la capacité à résoudre des situations conflictuelles, la capacité organisationnelle, la gestion du temps... Tout ce qui est de l'ordre de l'intelligence émotionnelle et relationnelle ne se mesure pas toujours durant les examens. Et pourtant ce sont là de Véritables Qualités, de Véritables Talents, qu'il n'est pas donné à tout le monde d'avoir, alors quand on les a, le mieux serait d'en prendre soin!

Mais...

Celui qui vit le syndrome de l'imposteur pense qu'il ne mérite pas sa place et craint que quelqu'un s'aperçoive de la soi-disant supercherie.

 

En réalité, ceux qui souffrent du syndrome de l'imposteur souffrent d'un manque de confiance en eux, et aussi d'un manque d'estime d'eux-mêmes.

 

C'est une souffrance, vécue comme une maladie, qui frappe à un moment donné dans leur vie, 60 à 70 % des travailleurs. En particulier, lorsque la personne touchée obtient du succès et/ou une progression professionnelle rapide. Ce syndrome a été décrypté par la psychothérapeute américaine Pauline Rose Clance dans le premier ouvrage à en traiter : "Le complexe de l'imposture" chez Flamarion.

 

Si vous vous reconnaissez dans ce tableau, vous savez que vous vivez un stress intense et cela vous empêche de savourer vos succès.

Vous focalisez sur les problèmes au lieu de vous réjouir de vos avancées.

Alors n'oubliez pas, une petite Vitamine du grand Mahatma Gandhi  :" La vie est un mystère qu'il faut vivre, et non un problème à résoudre".

 

 

En effet, si vous estimez ne pas être digne de votre parcours professionnel, certaines réflexions et questions vous taraudent, vous vous dites par exemple :

· Est-ce que je mérite vraiment ce succès?

· A un moment ou à un autre on va découvrir mon incompétence ...

· J'ai eu un bon coup de chance, ce n'est pas grâce à moi.

· Je vais me faire renvoyer, c'est sûr...

. Je suis nul(le), je ne suis pas assez bon(ne) dans ce que je fais...

. Je ne serais jamais à la hauteur de ces défis...

. Je suis arrivé(e) là au bon moment...

. Et le summum, c'est quand le patron veut vous voir, pour ceux qui ont un patron, alors là vous vous dites : Qu'ai-je fait de mal ? Qu'est-ce qu'il va me reprocher? ça y est il a découvert le pot-aux roses, je suis démasqué(e), il va vouloir me virer...

 

Quand cette voix à l'intérieur de soi persiste, elle peut conduire à des échecs, des démissions, des burn-out ou des dépressions.

 

Ce que vous pouvez faire pour améliorer cela c'est de travailler sur la prise de conscience, observez vos croyances, écrivez-les!

Mettez des mots sur ce qu'on appelle le schéma d'imperfection : conscientiser le fait que vous êtes en réalité très exigeant vis-à-vis de vous-même, vous voulez que tout soit parfait, vous voulez être parfait!

Ecrivez ce que vous pensez :

-Est-ce vrai que je n'ai pas les qualités requises pour ce poste ?

-Est-ce vrai que je suis totalement incompétent(e) dans ce domaine ?

-Est-ce vrai que je ne comprends absolument rien à ce que je fais ?

-Est-ce vrai que je déteste ce que je fais, je le fais juste pour avoir un salaire?

 

Au niveau psychologique on relèvera le plus souvent : une anxiété générale, un sentiment de honte, de la culpabilité, une faible estime de soi, une tendance à la dépression, à la dévalorisation et au fait de surestimer les aptitudes des autres.

 

 

Si vous répondez oui à toutes ces questions... Alors je suis désolée, mais vous êtes réellement un imposteur, le mieux que vous ayez à faire dans ce cas, c'est tout simplement de trouver véritablement votre Voie, vous avez du talent mais pas dans ce que vous faites actuellement, à vous de le trouver, aidez-vous d'un très bon psychologue clinicien ou d'un très bon coach...

 

Si vous n'avez pas répondu oui à toutes les questions... Alors vous ressentez le syndrome de l'imposteur, mais vous n'êtes pas du tout un(e) imposteur(trice)!

Vous avez juste peur de la réalité. Vous avez du mal à reconnaître que Vous Avez Du Talent et que celui-ci n'a pas été validé par un diplôme, et si vous avez le diplôme, vous avez quand même du mal à intégrer que c'est bien vous qu'il l'avez passé, vous croyez à un coup de chance.

 

Posez-vous un moment et dites vous : "Oui, je suis ce gars génial qui a passé ce diplôme et qui l'a eu, un point c'est tout!"

"Oui, je suis cette nana géniale qui a passé ce diplôme et qui l'a eu, un point c'est tout!"

 

Prenez Conscience : c'est bien vous qui avez fait ces études et avez passé les diplômes! Alors vous avez sans doute encore des choses à apprendre, comme tout un chacun, mais vous avez déjà une bonne base, de Bonnes Ressources.

 

Votre vrai problème n'est pas votre compétence mais votre manque de confiance en vous!

Alors pour y remédier vous pourriez confronter vos pensées avec la réalité.

Puis relativisez.

Peu à peu vous allez accéder à la Conscience De Votre Vraie Valeur, reconnaître vos Talents, vos Habiletés.

 

Il faut pouvoir valider, vérifier ses perceptions, ses ressentis, les confronter avec la réalité, sortir de son roman intérieur.

Regarder en face les objectifs atteints.

 

Apprenez ensuite à célébrer vos succès, à faire la fête, et aussi à vous récompenser! Vous avez droit à ce que vous gagnez, votre argent vous l'avez bien mérité...

Si vous pensez encore que vous êtes un imposteur, travaillez sur vos croyances, c'est la Voie Royale!

 

 

Ce qu'il faut savoir :

Tout un chacun : homme d'affaire, entrepreneur, thérapeutes, commerçants, coach en tout genre... vivent des périodes de DOUTES, et heureusement, nous sommes des humains et à ce titre nous ne sommes pas parfaits... Mais en chemin de l'être... Pourquoi pas!

S'interroger sur ses capacités, les stratégies à mettre en place, faire des choix, prendre des décisions, construire un nouveau projet, tout cela interrroge notre petite personne et la capacité, forcément, de mener à bien ce que l'on entreprend ou souhaite entreprendre...

Dans le meilleur des cas douter permet de réfléchir, de se poser les bonnes questions, et d'avancer !

 

Qui est plus facilement soumis au syndrome de l'imposteur ?

Quand on est perfectionniste, on peut être davantage touché par le syndrome de l'imposteur, tout simplement parce que plus n'est jamais assez, alors il faut travailler plus, montrer qu'on est capable de plus, fournir plus, et parfois on est épuisé, et du coup on croit qu'on est nul, pas bon, on se sent insatisfait, on se dévalorise ...

En fait on est juste épuisé d'avoir beaucoup donné.

Parfois il faut juste accepter de se reposer, pour mieux donner et prendre conscience qu'on donne suffisamment.

 

D'autres ont eu une progression de carrière très rapide, leur estime de soi n’a pas grandit aussi vite que leur niveau de responsabilité ou leur rémunération.

 

D'autres on été un peu trop couvé, protégés des difficultés de la vie et se retrouvent confrontés au monde parfois cruel du travail avec des personnalités qui vont les dénigrer et les atteindre dans leur amour propre.

 

D'autres encore ont vécu beaucoup de dévalorisations, ont été rabaissés, humiliés, et ils entendent encore ces voix dans leur tête aujourd'hui, et parfois projettent sur les autres ces images parentales et/ou dominatrices dévalorisantes : résultats : ils croient toujours qu'on les traite de la même façon que jadis. Ils ne perçoivent pas la réalité d'aujourd'hui.

 

Le syndrome de l'imposteur Versus l'auto-sabotage :

Parfois on se met à faire de nombreuses heures supplémentaires, tel un(e) «workaholics» car on a la croyance que ces heures de travail non comptées compenseront cette supposée incompétence, mais on court à l'épuisement.

Travailler trop pour compenser cette image négative de soi d'imposteur(trice) peut ainsi conduire au burn-out, ou syndrome d'épuisement professionnel.

Pratiquer la procrastination ou le fait de tout remettre au lendemain ou à plus tard ouvre au risque de faire croire aux autres que l'on est véritablement un imposteur... et du coup on prend le risque de recevoir des reproches qui vont amplifier l'image négative que l'on a de soi.

Parfois on peut même aller jusqu'à mettre en échec réellement sa situation professionnelle pour évacuer la culpabilité que l'on porte de croire que l'on est un(e) imposteur(trice). C'est l'auto-sabotage réalisé.

En fait les stratégies qu'appliquent les individus souffrant du trouble de l'imposteur pour ne pas être démasqués risquent effectivement de renforcer leur sentiment d'usurpateur et un cercle vicieux risque de s’installer.

 

Plus précisément, pour dissimuler leur "usurpation", ces personnes utilisent généralement deux stratégies :

en faire trop (stratégie "overdoing") ou pas assez (stratégie "underdoing").

Par exemple, en situation d'examen, la personne qui emploie la stratégie "overdoing" se prépare très en avance et de façon intensive, ce qui augmente sa probabilité de succès. Or, elle attribue ensuite ses excellents résultats seulement à l'effort qu'elle a fourni et en aucune façon à son potentiel. Sachant qu'elle ne pourra pas fournir un tel effort à chaque fois, sa crainte de ne pas pouvoir réussir toujours aussi bien et donc de ne pas être à la hauteur de ce qu'on attend d'elle va augmenter.

En revanche, l'individu qui applique la stratégie "underdoing", se prépare trop tard et très peu à l'examen. Cela permet de se protéger en cas d'échec en se disant qu'il aurait pu réussir s'il avait travaillé davantage. Mais lorsque le succès est tout de même au rendez-vous, il va l'attribuer à la chance plutôt qu'à son potentiel et va envisager l'avenir avec inquiétude et incertitude. L'une ou l'autre de ces stratégies va placer la personne dans un cercle vicieux, renforçant sans cesse l'anxiété et le sentiment d'imposture.

 

Le schéma classiquement repéré est :

Sentiment d'imposture => faible estime de soi => overdoing (trop de travail) ou underdoing (pas assez de travail) => bons résultats => attribution externe (chance, hasard, circonstance, être là au bon moment...)

 

Qu'en est-il de votre santé physique ?

Des symptômes courants tels que maux de tête, étourdissements, oppression thoracique, boule d'angoisse, ont souvent été relevés. Ils témoignent d'une réponse du corps au stress via le circuit des émotions. Ces réactions peuvent conduire rapidement à l’hyperventilation, laquelle mène à la crise de panique ou crise d'angoisse. On s'emballe, on a peur, on a des palpitations, on croit que l'on va mourrir, et plus on a peur, plus on a de symptômes, c'est l'effet boule de neige.

 

La solution :  R E S P I R E R  !     R E S P I R E R   et  encore  R E S P I R E R  !

Puis prendre conscience que tout ce que l'on est en train de se raconter n'est qu'une certaine vision de la réalité : notre vision limitée du moment.

Nous devons élargir notre vision de nous-même et vérifier si tout ce que l'on se raconte sur soi est "Vraiment Vrai"! Prendre conscience que nous nous sommes laissés aller à un petit film délirant sur la plus négative des versions de soi, nous permettra de nous Réajuster : "tout de même, je ne suis pas cet homme (ou cette femme) totalement nul(le)! J'ai un talent, je l'ignore sans doute, sinon je ne serais pas si angoissé(e), alors à partir de Maintenant, je prends l'engagement d'ouvrir les yeux sur mes Réels Talents, Qualités, Habiletés, Ressources."

Et le plus simple c'est de le demander à ceux qui nous côtoient...

 

Une petite Vitamine pour la fin, encore de Gandhi : "Vis comme si tu devais mourir demain. Apprends comme si tu devais vivre toujours."

 

 

A  Votre  Bonne  Confiance,

A  Votre  Réajustement,

Avec  Gratitude, Force  et  Lumière,

Caroline.