Les croyances limitantes

Les croyances limitantes Ou comment tourner en rond...

Dépasser ses croyances limitantes est la pierre angulaire de tout processus de changement.

 

Dans ce chapitre vous apprendrez :

1. Ce qu'est une croyance limitante,

2. D'où viennent les croyances limitantes et pourquoi nous en avons,

3. Comment savoir que vous avez une croyance limitante,

4. Quels sont les grands domaines concernés par les croyances limitantes,

5. A vous poser les bonnes questions,

6. Savoir pourquoi il est important de se débarrasser des croyances limitantes,

7. Comment se débarrasser des croyances limitantes et

créer des croyances aidantes, facilitantes.

 

 


1. Qu'est-ce qu'une croyance limitante ?

Une croyance est une pensée construite et très personnelle dont nous avons l’intime conviction qu’elle est valide, vraie, réelle, authentique, véritable et qui nous sert de repère dans nos actes quotidiens, notre vision du monde, nos jugements sur nous-mêmes, les autres ou le temps. Ces croyances limitantes fonctionnent à différents degrés pour chacun d'entre nous. Nous ne seront pas tous sensibles aux mêmes croyances car nous n'avons pas la même histoire, faite des mêmes expériences, qui ont déclenchées les mêmes émotions.

Très souvent, nos freins, nos blocages, nos difficultés quotidiennes sont issues de certaines de ces croyances que l'on qualifie alors de limitantes car elles ne nous facilitent pas la vie, au contraire, elle la limite, l'entrave, la réduise.

Pourtant nous portons en nous ces croyances, alors d'où viennent-elles et pourquoi les avons-nous ?

 

2. D'où viennent nos croyances limitantes et pourquoi en avons-nous ?

La plupart de nos croyances limitantes se sont installées durant notre enfance, et pour une bonne raison en général.

Le but de la croyance est de nous servir de raccourcis mentaux pour nous garder en vie.

Mais la contrepartie négative, c’est que notre cerveau sur-généralise les situations dans lesquelles elles sont utiles, mettant en place des automatismes qui ne tiennent pas compte des nuances subtiles. Du coup, ces automatismes sont souvent inappropriés. Pour assurer notre survie, ces automatismes ont besoin d’être efficaces, en particulier quand il est nécessaire de prendre des décisions rapides.

Si le loup est devant moi, il vaut mieux que l'automatisme soit que je crois que je peux être en danger, donc je trouve une solution adaptée à ma survie : je grimpe dans un arbre, je saute dans la rivière...

Nos façons de faire sont en partie dûes à l'évolution de notre cerveau. Le cerveau limbique traite nos émotions, nos comportements, nos motivations et notre mémoire à long terme.

Notre néocortex s'occupe, lui, de notre pensée consciente et de nos plus fines capacités de raisonnement, ainsi que de notre langage.

L’évolution de ces différentes parties de notre cerveau s’est effectuée dans le but d’assurer notre survie, mais la plupart des objectifs que nous poursuivons de nos jours n’ont rien à voir avec la survie, néanmoins, notre cerveau reste programmé pour la survie, car c'est ce pour quoi il est programmé. Oui, notre cerveau est programmé en terme de survie. Il fera tout pour.

Sachez-le, cela ouvre des perspectives incroyables pour la Guérison.

 

Cela veut dire qu'en programmant notre cerveau différemment nous pouvons atteindre nos buts, des buts autres que la seule survie. Notre cerveau est un super ordinateur extraordinairement puissant. Il faut juste savoir comment s'en servir. Il est très flexible et peut apprendre à coopérer avec ces objectifs nouveaux.

Nous ne voulons pas en effet que notre cerveau déclenche une réponse dictée par la peur, quand il s'agit pour nous de vouloir changer de situation professionnelle. Nous voulons être capables de prendre des décisions judicieuses, basées sur nos connaissances et compétences, non sur des émotions remontant à l’enfance, ou à quelques autres périodes de notre vie. Nous voulons vivre l'instant présent, n'est-ce pas ?

 

Vous avez bien compris que la croyance se déroule quand l'émotion ressentie nécessite une protection et se renforce quand ça se passe comme on a cru que ça allait se passer...

 

Etes-vous capable de monter sur une scène et de prendre la parole en public sans souffrir d’une certaine nervosité ?

Vous sentez-vous à l’aise quand il s’agit d’improviser un discours devant un groupe sans rien avoir préparé?

Si vous répondez par la négative, c’est que votre cerveau limbique déclenche des signaux de peur et de danger qui vous paralysent dans ces moments. Physiquement, vous pourriez le faire, dans la mesure où tout ce que cela implique est de vous lever et de parler. Faire un discours revient simplement à parler. Ce n’est vraiment pas si compliqué.

 

De même, pouvez-vous créer votre propre entreprise facilement ?

Les étapes à suivre sont relativement simples.

Mais est-ce que votre cerveau limbique en charge de vos émotions et motivations coopère avec votre décision ?

Vous découvrirez souvent que ça n’est pas le cas. Votre cerveau limbique déclenche une menace fantôme à votre survie et vous fait éviter les actions qui pourraient vous mettre en danger, même si le danger est imaginaire, virtuel ou symbolique. Cette émotion de peur remonte à votre néocortex, qui vous conduit à trouver toutes sortes d’excuses pour expliquer votre incapacité à agir. « ce n'est pas le bon moment », cela me coûtera trop d'argent », « je n'ai pas encore trouvé le bon associé »... Tout cela semble parfaitement posé et bien raisonné...

En effet, éviter les prédateurs, se sentir en sécurité est une excellente idée, elle nous maintient en vie. Aussi est-il bon de sur-généraliser dans certaines situations de survie, dans lesquelles une seule erreur peut être fatale, particulièrement pendant l’enfance.

 

Mais quand il ne s'agit pas de notre survie, comme d’éprouver un moment de gêne ou de subir une perte financière, il serait intéressant de vivre la situation en totale conscience pour ne pas la mettre dans le même ordre de peurs que les menaces réelles, véritables, qui touchent à notre intégrité. Pourtant, ces situations, du fait qu'elles déclenchent des émotions similaires, telle la peur, vont du coup déclencher les mêmes mécanismes de protection. C'est l'émotion qui prend le dessus et alerte le cerveau de trouver une solution.

Le cerveau va alors en quelques secondes mettre en place ce qu'il a toujours fait quand il ressentait ce type de ressentis. La boucle est bouclée : la croyance est déclenchée car elle se nourrit de la peur.

Il nous faut alors réagir avec notre néocrotex et réfléchir la situation.

Il nous faut cesser la répétition « solution-survie »=« suis-je véritablement en danger de mort dans cette situation ? », si la réponse est négative, alors je peux créer une autre façon de réagir, ainsi nous pourrons arrêter de sur-généraliser et de nous enfermer dans des croyances limitantes.

En effet, nous n'allons pas mourir parce que nous allons faire un discours devant des gens.

Nous n'allons pas mourir parce que nous souhaitons créer notre propre bisness.

Nous devons donc identifier avec conscience ce qui se passe réellement dans notre vie, tant au niveau émotionnel que mental. " Je vais faire un discours devant de nombreuses personnes, je ressens de la peur, c'est normal, mais ce n'est rien de grave, c'est juste le trac, je ne vais pas mourir ! J'ai toutes les capacités pour faire ce discours."

 

 

 

3. Comment savoir que vous avez une croyance limitante?

Prenons l’exemple de la croyance «Je ne suis pas assez bien».

- Vous arrive-t-il de vous sentir « pas assez bien », même juste un peu?

- Avez-vous l’impression de n’être pas assez bien quand vous faites une erreur ou quand vous échouez?

- Si vous pensez vraiment que vous êtes assez bien, est-ce que le fait de commettre une erreur ou de connaître un échec vous fait changer d’avis?

- Si vous n’êtes pas à la hauteur des attentes des autres, avez-vous l’impression de n’être pas assez bien?

- Remettez-vous souvent ce que vous avez à faire à plus tard? Et avez-vous l’impression que ces tâches que vous reculez dans le temps ne sont de toute façon pas assez valables?

  • Dites à voix haute « Je ne suis pas assez bien ». Même si vous réfuter intellectuellement ce propos, est-ce que ça résonne quelque part en vous?

Si vous avez répondu «Oui» à l’une au moins de ces questions, c’est un indicateur que vous avez au fond de vous la croyance limitante en question.

 

Sachez que l'on n’a pas "un peu" une croyance. On l’a ou on ne l’a pas. C’est binaire.

Par contre elle a plus ou moins d'impact dans notre vie, selon qu'elle resurgit fréquemment ou non.

De nombreuses personnes en ce monde ont cette croyance de « n’être pas assez ». D'autant que nous sommes dans une société de consommation où il faut toujours plus, avoir plus, faire plus, être plus... Du coup il est vite fait de croire que l'on n'est pas assez...

Tant que vous portez la croyance limitante, vous aurez peu confiance en vous et aurez du mal à passer outre ce que les autres pensent de vous. Elle peut vous empêcher de dire ce que vous avez à dire, et constituer une véritable barrière entre vous et ce que vous attendez de la vie. Alors, pour changer de vie, changez vos croyances!
 

4. Les 4 domaines les plus concernés par les croyances limitantes :

Les 4 domaines les plus courants de croyances limitantes concernent :

le manque d’espoir=« ce n’est pas possible... »,

le manque de confiance en ses capacités=« je ne suis pas capable... »,

le manque de mérite=« je ne suis pas digne de… »

les croyances propres à un groupe de personnes

 

1. On parle de manque d’espoir lorsqu’une personne pense que le but concerné n’est pas atteignable. Il est caractérisé par l’impression que :

« Quoi que je puisse faire, ça ne fait pas de différence ».

« Ce que je veux n’est pas possible à atteindre».

« Ce but est hors de mon contrôle».

« Je suis une victime du système, de la crise, de la société ».

«  Ce n'est pas de ma faute si le monde tourne mal »...

Dans le manque d’espoir, la personne croit ainsi que quelles que soient ses capacités, le but est impossible à atteindre. Cela provient d'agents extérieurs à soi. La croyance veut que l'extérieur soit la cause de l'échec personnel.
 

2. On parle de manque de confiance en ses capacités lorsqu’une personne pense que, même si le but est possible à atteindre, elle croît ne pas être capable d’y arriver. La personne a donc l’impression que :

« C’est possible pour les autres d’atteindre ce but mais pas pour moi. »

«  Je ne suis pas assez bon(ne) ou pas assez capable ».

« Je ne suis pas assez compétent(e) ».

« Je n’ai pas assez d’importance ».

« Je ne suis pas digne d’être aimé(e) ».

« C'est toujours la même chose, je suis trop nul(le) ».

« Je ne suis pas à la hauteur ».

« Je suis incapable et indigne, je suis nul(le) ».

« Si je gagne trop d'argent, alors c'est sûr, on va penser que je suis malhonnête ».

« Si j’essaie de démarrer mon propre business, alors c'est sûr, je vais échouer et ce sera ma perte ».

« Jamais je n'y arriverai ».

« Si je fais savoir à quelqu’un qu’il/elle m’intéresse, alors c'est sûr, je vais être rejeté(e) ».

« Si je rencontre un grand succès, alors c'est sûr, mes amis ne m’aimeront plus autant ».

Dans le manque de capacité, la personne croit qu’elle n’est pas capable d’atteindre le but, elle n'a pas les compétences ou les capacités, qu'elles soient de cœur ou intellectuelles. Cela provient de soi, cela touche à l'identité propre de la personne, à l'estime de soi, à la confiance en soi, à l'amour-propre.
 

3. On parle de manque de mérite lorsque la personne croit que, bien que le but soit possible à atteindre et bien qu’elle en ait les capacités, elle ne mérite pas d’obtenir ce qu’elle veut, comme si elle portait en elle une faute, une tare, une culpabilité qui l'empêche de savourer les réussites.

« Je suis un imposteur, on va tôt au tard me démasquer ».

« Je ne mérite pas d’être heureux(se) ou en bonne santé. »

«  Il y a quelque chose chez moi qui est mauvais et je mérite la souffrance et la douleur que je ressens ».

« Je ne mérite pas de réussir ».

« Si j’obtenais ce que je veux, je perdrais quelque chose d’important ».

Dans le manque de mérite, la personne croit qu’elle ne mérite pas d’atteindre le but qu'elle voudrait parce qu’elle a fait (ou qu’elle n’a pas fait) quelque chose d’important. Cela provient de soi. La personne va régulièrement se trouver un problème, une maladie, se sentir hypochondriaque. Elle a l'impression que quelque chose cloche en elle, elle croit qu'elle a fait quelque chose de mal et qu'elle ne mérite pas d'y arriver. Elle veut le succès mais se sabote constamment croyant ne pas mériter pas au fond cette victoire, cet épanouissement.

 

4. On parle de croyances groupales quand les croyances sont propres à un groupe de personnes, quelque soit le nombre de personnes, un groupe commence à partir de trois personnes. Il y a ainsi des croyances limitantes familiales, culturelles, universelles, religieuses, sectaires, populaires... plusieurs personnes sont ainsi portés à croire à la même idée.

« Les gens sont par essence égoïstes ».

« L'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt ».

« L’argent est mère de tous les vices ».

« Il faut souffrir pour être belle ».

« C'est dangereux d'essayer quelque chose de nouveau ».

« Il faut travailler dur pour gagner de l'argent ».

 

Vous aurez remarqué qu'il y a différentes façons de croire à une idée et cela transparaît dans la formulation employée :

On peut ainsi croire :

par postulat/déduction :

« Si je gagne trop d'argent, alors c'est sûr, on va penser que je suis malhonnête ».

par contrainte/récompense :

« Il faut travailler dur pour gagner de l'argent ».

par démonstration/généralisation :

« C'est dangereux d'essayer quelque chose de nouveau, on se casse forcément le nez ».

par affirmation:

« L’argent est mère de tous les vices ».

par négation :

« Je ne suis pas à la hauteur ».

par certitude absolue :

« Quoi que je puisse faire, ça ne fait pas de différence . »

Avec l'emploi de « toujours », « jamais », « j'ai tout essayé », « quoi que », « de toutes façons », « de toutes les manières », « trop », « carrément », « hyper ». Les mots employés sont radicaux et ne laisse aucune place à une quelconque possibilité. La personne est verrouillée dans un schéma de pensée très arbitraire où l'emploi d'hyperboles, de superlatifs et d'adverbes majeurs sont employés.

 

Selon le profil psychologique, selon le caractère de chacun on sera plus ou moins porté à croire de telle ou telle façon.

Les personnes qui réussissent ont des croyances qui les portent, et le plus souvent elles se posent les bonnes questions pour atteindre le succès auquel elles aspirent.

 

Toutes les croyances limitantes témoignent de peurs.

 

La croyance limitante freine l'individu dans la réalisation de soi, aussi est-il nécessaire de formuler les choses différemment pour ouvrir le champ des possibles, ouvrir la porte aux croyances aidantes.

 

 

 

 

 

5. Apprendre à se poser les bonnes questions :

 

Cela fait partie de tout processus de changement : changer sa façon de voir les choses=changer sa façon de se questionner.

Voici 10 exemples avec différents types de croyances :

 

une croyance populaire : “C’est dangereux d’essayer quelque chose de nouveau”

La nouveauté, le changement, l’originalité, l'inconnu, font partie des peurs qui freinent l'épanouissement, l’évolution d’un individu, d’une équipe ou d’une organisation. Pourtant, le changement est inhérent à la vie, à l'évolution, à la progression, à la maturation, au fait de grandir...

La bonne question qui permet d'aller de l'avant : « Comment puis-je essayer quelque chose de nouveau en respectant mon besoin de sécurité? »

une croyance certitude absolue : “Je suis trop vieux pour apprendre quoi que ce soit”

Cette croyance est la conséquence d’autres, qui partent du principe que l’apprentissage n’est possible que pendant nos études. Cela vient du fait que l'on croit que l'on n'aura plus la même capacité d'apprendre, la même capacité à retenir l'information, à mémoriser.

La bonne question qui permet d'aller de l'avant : « Comment puis-je apprendre quelque chose maintenant en respectant mon rythme de vie? » 

 

une croyance par la négation : “Je ne suis pas assez créatif pour réussir”

Il faut déjà définir ce qu'est la réussite pour soi, et d'autre part ce qu'est la créativité pour soi. Néanmoins l'idée est que je me raconte que je n'ai pas assez d'idées originales pour me démarquer.

La bonne question qui permet d'aller de l'avant : “Comment obtenir ce que je veux avec les compétences dont je dispose actuellement?” « Quels moyens puis-je mettre e place pour augmenter mes chances de trouver des idées originales ? »

 

une croyance par la négation : “Je n’ai pas le droit à l’erreur”

Il y a là à régler un problème de perfectionnisme, à trop vouloir quelque chose de parfait, on ne fait rien, on ne rend pas à l'heure son travail, on repousse des projets, on remet à plus tard une décision à prendre, un choix à faire. On se met une telle pression qu'on risque d'y perdre parfois la santé, pour (de toute façon) ne pas être satisfait du résultat produit.

La bonne question pour aller de l'avant : “Comment avancer dans mes projets, mes choix, mes décisions en tenant compte des risques et des obstacles possibles et en respectant ma propre écologie?” "Quelles sont les stratégies que j'ai à développer pour m'accepter davantage avec mes imperfections ? »

 

une croyance par contrainte/récompense : “Il faut souffrir pour mériter ce que l'on veut”

C'une une croyance que l'on retrouve souvent dans le milieu sportif, notamment avec le slogan “no pain, no gain”. Mais on peut aussi bien bine la retrouver dans le milieu professionnel ou personnel.

La bonne question pour aller de l'avant : “Quelles sont les meilleures options que je peux envisager pour avoir droit à ce que je veux ?”

 

une croyance par postulat/déduction : “Si je réussis ce que j’entreprends, alors je ne serai plus la(le) même”

Cette croyance limitante nous met en position de nous saboter afin de ne pas réussir ce qui a été entrepris. Il y a là la peur de se perdre, de ne plus être soi, dans la réussite, qui témoigne d'une fragilité intérieure.

La bonne question pour aller de l'avant : “Comment puis-je obtenir ce que je souhaite en restant aligné avec mes valeurs?”

 

une croyance par certitude absolue : “Je suis trop timide pour rencontrer quelqu’un”

Il existe de nombreuses déclinaisons à cette croyance, elle fait appel au manque de confiance en soi et au manque d'estime de soi. Il faut s'occuper de donner un sens différent aux traumatismes vécus qui ont donnés lieu à ces peurs, à ces croyances.

La bonne question pour aller de l'avant : “Comment puis-je rencontrer des gens en utilisant les autres qualités que je possède déjà ? », « Quelles stratégies puis-je mettre en place pour me focaliser sur les qualités que j'ai et non sur ce que je crois être mes points faibles?”

 

une croyance par démonstration : “C’est du regard des autres que dépend mon épanouissement ou mon malaise”

Dans cette croyance, je n’ai aucune prise sur l’état émotionnel dans lequel je me trouve. Je suis dépendant du regard des autres car j'ai une piètre opinion de ma valeur. J'ai besoin de me recentrer sur moi, mes valeurs, ce qui a de l'importance dans ma vie.

La bonne question pour aller de l'avant : “Qui je souhaite être pour me sentir véritablement heureu(se)? Qui je souhaite devenir pour me sentir pleinement moi-même ?”

 

une croyance par négation : “Je ne suis pas capable de réaliser ce projet”

Il est différent de dire : « je ne suis pas capable de... » qui engage mon identité et « je n'ai pas les capacités de… » qui engage une ou plusieurs compétences non encore apprises ou acquises. D'un coté il s'agit de l'ETRE, de l'autre il s'agit de l'AVOIR.

La bonne question pour aller de l'avant : “Comment puis-je réaliser ce projet en me sentant plus sûr de mes compétences et de mes capacités? De quelles façons puis-je renforcer mes compétences ou mes capacités ?”

 

une croyance par certitude absolue : “Je suis comme je suis. C’est trop tard pour changer”

C'est une croyance qui révèle toute la rigidité à laquelle nous pouvons être soumis. En réalité, je peux changer de façon illimitée. D'ailleurs depuis que j'ai été une petite cellule dans le ventre de ma mère, j'ai bien changé, tant physiologiquement que dans mes convictions, que dans mes programmes mentaux, alors je peux bien encore le faire.

La vraie question est : De quoi ai-je peur si je change ?

La bonne question pour aller de l'avant : « Comment devenir celui ou celle que je souhaite être? », « Comment identifier et me débarrasser des peurs que j'ai pour changer véritablement ? »

Ces exemples ont pour objectif de vous proposer un point de vue différent par rapport à la représentation que vous avez de vous-même et ainsi de vous aider à progresser et à aller vers des croyances facilitantes, aidantes, constructives.


 

6. Pourquoi est-il important de se débarrasser de ses croyances limitantes ?

Des croyances limitantes vous donneront une vie limitée alors que des croyances aidantes peuvent vous amener à avoir les résultats que vous voulez obtenir dans la vie. Les croyances facilitantes vous ouvre à la vie, vous font vous sentir pleinement vous-même, vous soutiennent et vous permettent de réaliser vos projets.

 

Peut-être croyez-vous ne pas pouvoir vivre de vos passions ?

Peut-être pensez-vous ne pas mériter d’avoir un travail que vous aimez ?

Peut-être croyez-vous que les autres ont du succès parce qu’ils ont quelque chose en plus, que vous n’avez pas ?

 

Les croyances limitantes sont ainsi destructrices, elles vous dévalorisent, vous donnent l'impression d'être moins que rien, d'être toujours en bas de l'échelle. Elles deviennent de véritables « prophéties qui se réalisent » et interfèrent avec les capacités et les efforts que vous mettez en place pour guérir ou vous améliorer. Elles contiennent des implications inconscientes et des présuppositions qui peuvent les rendre difficiles à identifier et à remettre en question.

Elles ressemblent parfois à des impasses insurmontables, impossibles à changer, devant lesquelles on se dira facilement : «J’ai tout essayé pour changer ceci et rien ne marche ». Mais cela revient à avoir une croyance certitude absolue!

 

Les impasses dans nos vies doivent toujours nous faire penser à des croyances limitantes inconscientes.

Alors n'attendez plus, débarrassez-vous de vos croyances limitantes !

 

 

7. Comment se débarrasser de ses croyances limitantes ?

L'idée de fond est de :

1. Retrouver la confiance en l'avenir, la foi en la vie, sentir que des solutions existent,

2. Rétablir le lien avec vos capacités, vos compétences et le sens de vos responsabilités,

3. Renouer avec votre valeur personnelle.

 

 

 

10 étapes pour supprimez vos croyances limitantes :

1. Prenez la mesure de la situation : Vous pouvez par exemple vous raconter qu’être rejeté n’est pas si terrible, néanmoins votre inconscient reste conditionné à éviter une telle situation. Du coup, pour éviter absolument d'être rejeté, votre inconscient vous fera éviter toute situation susceptible de générer un ressenti de rejet... et vous fera sans doute passer à côté de situations relationnelles amoureuses ou amicales … Soyez vrais avec vous, prenez la mesure de ce qui ne vous convient plus.

 

2. Arrêtez de vous identifier à vos croyances: En effet, Les croyances les plus difficiles à déloger sont celles auxquelles vous vous identifiez le plus, ce sont celles que vous porter depuis si longtemps que vous ne vous rendez plus compte que ce sont des croyances ! Elles vous définissent, elles sont intégrées à vous, comme une partie de ce que vous êtes, ainsi :

Si vous pensez fermement que vous n’êtes pas créatif, alors vous allez vous voir comme quelqu’un qui n’est tout simplement pas né avec l’habileté créative.

Si vous pensez que vous êtes nul à faire que les choses fonctionnent, alors vous allez vous dire que vous n’êtes pas quelqu’un qui a le sens pratique.

Si vous pensez que vous n’êtes pas capable d’écrire, alors vous penserez que l’écriture d’articles, ou de livres, c’est quelque chose qui est hors de votre portée.

Il est tellement facile de laisser vos croyances vous définir...

 

3. Prenez l'engagement de ne plus conclure à la hâte : Peu importe ce que vous croyez être certain de savoir, les choses sont probablement beaucoup plus flexibles que ce que vous pensez. Questionnez toutes les conclusions que vous avez à propos de ce que vous pensez vrai, absolu ou possible. Vos idées sur vous, sur le monde, sur les autres, sur la vie, pourraient alors bien changer...

 

4. Repoussez vos limites : regardez plus loin que la croyance : Sortez de votre zone de confort, vous avez besoin de faire quelque chose pour briser le modèle de vos croyances limitantes. Agissez pour mettre vos conclusions à l’épreuve. Vérifiez si vos croyances sont vraiment vraies. Devenez un observateur attentif de vos pensées, regardez plus loin que la croyance : démasquer vos peurs et la réelle émotion douloureuse qui se cache derrière toute croyance.

 

A partir de là nous entrons véritablement dans la suppression des croyances limitantes.

 

5. Repérez, identifiez et classez vos peurs par ordre de « dangerosité » pour vous.
 

6. Vérifiez la réalité de la « dangerosité » des peurs qui génèrent vos croyances.

 

7. Changez la signification des traumatismes qui ont généré les peurs, qui ont elles-mêmes générées les croyances.

 

8. Ressentez et visualisez des victoires, des réussites que vous avez vécu, ressentez que tout est possible, vous pouvez à nouveau créer de telles situations. Les croyances limitantes sont maintenant déprogrammées.

 

9. Choisissez les croyances aidantes qui ont du sens pour vous et reprogrammez ainsi votre cerveau.

 

10. Focalisez maintenant sur la réussite de tous vos projets, sur la possibilité d'exprimer Votre Plein Potentiel, et répétez, répétez cela aussi souvent que quand vous vous répétiez vos croyances limitantes !

 

 

C 'est  Gagné!

A   Vos  Croyances  Aidantes !

Avec  Gratitude,  Force  et  Lumière,

Caroline.